Été 2026 : 3,7 % des annonces ont baissé leur prix, de 4,3 % en médiane
Entre le 1er juin et le 19 août 2026, 3,7 % des annonces de logements suivies par chatimmo ont baissé leur prix. Quand la baisse a lieu, elle est de 4,3 % en médiane et intervient environ 26 jours après la première observation de l'annonce. L'étude détaille les écarts entre appartements et maisons et entre départements, puis explique comment lire une baisse de prix quand on vend ou quand on achète.
Les vendeurs baissent-ils leur prix, de combien, et au bout de combien de temps ? Chaque annonce suivie par chatimmo est observée plusieurs fois et chaque changement de prix est daté. Il est donc possible de répondre à ces trois questions avec des mesures, et non avec des impressions. Pendant l'été 2026, 3,7 % des annonces de maisons et d'appartements ont baissé leur prix. La grande majorité des annonces n'a pas baissé son prix sur la période.
Une baisse de prix est un événement peu fréquent. C'est ce qui en fait un signal.
Trois mesures : fréquence, ampleur, délai
Une baisse de prix se décrit par trois grandeurs. La fréquence indique quelle part des annonces est concernée. L'ampleur indique de combien le prix est réduit. Le délai indique après combien de temps la baisse intervient.
Une annonce sur 27 environ a baissé son prix. La baisse est modérée : 4,3 % en médiane. Elle arrive tôt, moins d'un mois après la première observation. Ces trois mesures décrivent des vendeurs qui ajustent leur prix rapidement et par petites touches, plutôt que des corrections brutales.
Les appartements baissent plus souvent que les maisons
La part des annonces en baisse est de 4,2 % pour les appartements et de 3,4 % pour les maisons. L'ampleur est la même, 4,3 % en médiane dans les deux cas. Le délai est proche lui aussi, 25 jours contre 26 jours.
| Type de bien | Part des annonces en baisse | Baisse médiane | Délai |
|---|---|---|---|
| Appartement | 4,2 % | 4,3 % | 25 jours |
| Maison | 3,4 % | 4,3 % | 26 jours |
| Ensemble | 3,7 % | 4,3 % | 26 jours |
La différence entre appartements et maisons porte donc sur la fréquence des baisses, pas sur leur taille. Quand un vendeur décide de baisser, il le fait dans les mêmes proportions quel que soit le type de bien.
D'un département à l'autre, la fréquence varie du simple au triple
L'étude retient les 76 départements qui comptent au moins 2 000 annonces suivies sur la période. La part des annonces en baisse y va de 1,8 % (Ardèche) à 5,5 % (Nord). La moitié des départements se situe entre 3,3 % et 4,1 %. Le département médian est à 3,7 %.

| Département | Part des annonces en baisse | Baisse médiane | Délai |
|---|---|---|---|
| Nord | 5,5 % | 4,5 % | 26 jours |
| Finistère | 5,2 % | 3,6 % | 22 jours |
| Paris | 5,2 % | 3,6 % | 21 jours |
| Isère | 5,0 % | 4,9 % | 20 jours |
| Sarthe | 4,9 % | 4,7 % | 23 jours |
| Haute-Garonne | 4,9 % | 4,0 % | 24 jours |
| Indre-et-Loire | 4,8 % | 3,5 % | 25 jours |
| Aube | 4,8 % | 4,7 % | 25 jours |
| Somme | 4,8 % | 3,7 % | 30 jours |
| Pas-de-Calais | 4,7 % | 4,3 % | 26 jours |
| Département | Part des annonces en baisse | Baisse médiane | Délai |
|---|---|---|---|
| Ardèche | 1,8 % | 5,5 % | 31 jours |
| Saône-et-Loire | 2,0 % | 5,8 % | 26 jours |
| Tarn | 2,3 % | 5,2 % | 28 jours |
| Allier | 2,6 % | 5,5 % | 31 jours |
| Yonne | 2,6 % | 4,9 % | 30 jours |
| Dordogne | 2,6 % | 5,2 % | 28 jours |
| Yvelines | 2,7 % | 3,5 % | 26 jours |
| Puy-de-Dôme | 2,7 % | 5,2 % | 28 jours |
| Aisne | 2,8 % | 5,1 % | 27 jours |
| Essonne | 2,8 % | 3,5 % | 28 jours |
Les départements du haut du classement réunissent de grandes agglomérations, comme le Nord, Paris, la Haute-Garonne ou l'Isère, mais aussi des départements moins urbains comme la Sarthe, l'Aube ou la Somme. La taille des villes ne suffit donc pas à expliquer la fréquence des baisses.
Baisser souvent ne veut pas dire baisser fort
Les départements où les baisses sont les plus fréquentes ne sont pas ceux où elles sont les plus fortes. C'est même plutôt l'inverse. À Paris, 5,2 % des annonces ont baissé, mais de 3,6 % seulement en médiane. Dans le département où les baisses sont les plus rares (Ardèche), 1,8 % des annonces ont baissé, de 5,5 % en médiane.
| Département | Baisse médiane | Part des annonces en baisse |
|---|---|---|
| Ain | 7,9 % | 4,5 % |
| Haute-Vienne | 6,2 % | 3,5 % |
| Lot-et-Garonne | 5,9 % | 3,8 % |
| Saône-et-Loire | 5,8 % | 2,0 % |
| Orne | 5,8 % | 3,0 % |
| Vosges | 5,6 % | 3,6 % |
| Ardèche | 5,5 % | 1,8 % |
| Rhône | 5,5 % | 3,3 % |
| Allier | 5,5 % | 2,6 % |
| Deux-Sèvres | 5,3 % | 2,9 % |
Deux comportements se dessinent. Dans les marchés où les annonces sont nombreuses et la concurrence visible, les vendeurs ajustent souvent, par petites baisses. Dans les marchés plus calmes, les vendeurs baissent rarement, et plus nettement quand ils le font. Cette lecture reste une hypothèse : l'étude mesure les baisses, elle n'en observe pas les raisons.
Le délai avant la baisse
Le délai entre la première observation et la baisse va de 17 jours (Ain) à 42 jours (Hautes-Pyrénées). La moitié des départements se situe entre 24 et 28 jours.
| Département | Délai | Part des annonces en baisse |
|---|---|---|
| Ain | 17 jours | 4,5 % |
| Isère | 20 jours | 5,0 % |
| Orne | 21 jours | 3,0 % |
| Rhône | 21 jours | 3,3 % |
| Loire | 21 jours | 4,1 % |
| Haute-Vienne | 31 jours | 3,5 % |
| Landes | 31 jours | 2,9 % |
| Aude | 33 jours | 3,0 % |
| Gers | 36 jours | 3,2 % |
| Hautes-Pyrénées | 42 jours | 4,0 % |
Ce délai est mesuré à partir de la première observation de l'annonce par chatimmo, qui peut être postérieure à sa mise en ligne. La période étudiée dure moins de trois mois : une baisse qui intervient après plusieurs mois de mise en vente ne peut pas y être observée en entier. Le délai réel est donc probablement sous-estimé.
Zoom sur l'Île-de-France
Les huit départements franciliens offrent un bon exemple de ces écarts. Paris est le département de la région où les baisses sont les plus fréquentes (5,2 %). La part la plus faible de la région est de 2,7 % (Yvelines).
| Département | Part des annonces en baisse | Baisse médiane | Délai |
|---|---|---|---|
| Paris | 5,2 % | 3,6 % | 21 jours |
| Seine-Saint-Denis | 4,2 % | 4,0 % | 24 jours |
| Val-d'Oise | 4,1 % | 3,1 % | 25 jours |
| Val-de-Marne | 3,4 % | 3,2 % | 25 jours |
| Hauts-de-Seine | 3,3 % | 3,5 % | 22 jours |
| Seine-et-Marne | 3,0 % | 3,8 % | 25 jours |
| Essonne | 2,8 % | 3,5 % | 28 jours |
| Yvelines | 2,7 % | 3,5 % | 26 jours |
Ce que l'étude mesure, et ce qu'elle ne mesure pas
- Une annonce est en baisse si son dernier prix observé sur la période est inférieur au premier.
- Les hausses de prix ne sont pas comptées.
- Une annonce observée une seule fois ne peut pas montrer de changement de prix.
- Une annonce retirée n'est pas forcément vendue. L'étude ne connaît pas le prix final de la vente.
- La négociation entre l'acheteur et le vendeur, qui a lieu après l'annonce, n'est pas observée.
Une baisse montre qu'un vendeur a revu sa position. Elle ne dit pas que le nouveau prix est au niveau du marché.
Vous vendez : ce que ces chiffres changent
Baisser son prix n'est pas la règle. Plus de neuf annonces sur dix n'ont pas baissé leur prix pendant l'été. Une baisse est donc remarquée, par les acheteurs comme par les outils qui suivent les annonces.
1. Fixer un prix de départ cohérent
Le prix de départ se construit à partir des ventes signées du secteur, pour des biens comparables. Un prix cohérent dès la mise en vente évite d'avoir à le corriger quelques semaines plus tard.
2. Lire les premières semaines
Les baisses observées interviennent environ 26 jours après la première observation. C'est le moment où les vendeurs tirent les conclusions des premiers contacts et des premières visites.
3. Si une baisse est nécessaire, la décider une fois
La baisse médiane est de 4,3 %. L'étude ne dit pas quelle baisse est efficace, puisqu'elle ne connaît pas l'issue des ventes. Elle donne l'ordre de grandeur de ce que pratiquent les autres vendeurs.
Vous achetez : ce que ces chiffres changent
- Demandez depuis quand le bien est en vente et si son prix a déjà été modifié.
- Une baisse récente indique un vendeur qui a déjà revu sa position. Ce n'est pas la preuve qu'il acceptera une nouvelle réduction.
- L'absence de baisse ne dit rien : c'est le cas de la très grande majorité des annonces.
- Comparez toujours le prix demandé, avant ou après baisse, aux ventes signées pour des biens comparables.
Méthode, sources et limites
L'étude repose sur l'historique des prix de chaque annonce de maison ou d'appartement suivie par chatimmo entre le 1er juin et le 19 août 2026. Les mesures sont calculées par département et par type de bien, puis regroupées.
- Part des annonces en baisse : nombre d'annonces en baisse rapporté au nombre d'annonces suivies.
- Baisse médiane et délai : médianes calculées par département et par type de bien sur les seules annonces en baisse, puis moyenne pondérée par le nombre d'annonces en baisse.
- Classement des départements : départements d'au moins 2 000 annonces suivies.
- Source : annonces suivies par chatimmo.
- La période est estivale et dure moins de trois mois. Les résultats peuvent différer à d'autres moments de l'année.
- Les résultats ne constituent ni une prévision de prix, ni une estimation individuelle.
Ce que l'on peut retenir
- 3,7 % des annonces de logements ont baissé leur prix entre le 1er juin et le 19 août 2026.
- La baisse médiane est de 4,3 %, environ 26 jours après la première observation.
- Les appartements baissent plus souvent (4,2 %) que les maisons (3,4 %), dans les mêmes proportions.
- La fréquence va de 1,8 % à 5,5 % selon le département.
- Les départements où les baisses sont fréquentes sont plutôt ceux où elles sont faibles.
- Une baisse est un signal, pas la preuve d'un prix de marché.
Questions fréquentes
Une annonce qui a baissé son prix est-elle une bonne affaire ?
Pas forcément. La baisse part du prix demandé au départ, qui pouvait être élevé. Le repère reste le prix des ventes signées pour des biens comparables.
Peut-on négocier 4 % sur toutes les annonces ?
Non. Les 4,3 % sont la baisse médiane des annonces qui ont baissé, soit 3,7 % des annonces. L'étude n'observe pas la négociation qui suit l'annonce.
Les baisses annoncent-elles une baisse du marché ?
Non. L'étude mesure des ajustements de prix demandés pendant un été. Pour mesurer l'évolution du marché, il faut comparer des ventes signées sur plusieurs périodes.
Pourquoi s'arrêter au 19 août 2026 ?
La période retenue est celle pendant laquelle les annonces ont été suivies sans interruption. Les mesures qui reposent sur l'historique d'une annonce exigent un suivi continu.
Pourquoi mon département n'est-il pas dans les classements ?
Les classements ne retiennent que les départements d'au moins 2 000 annonces suivies sur la période. En dessous, quelques annonces suffiraient à déplacer le résultat.
Une annonce retirée est-elle une annonce vendue ?
Pas nécessairement. Un vendeur peut retirer son bien du marché, changer d'intermédiaire ou republier son annonce.